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  • Alexandra Campeau

Douze suggestions littéraires

Mis à jour : avr. 20


La quarantaine, pour moi, c’est un moment de ressourcement pour enfin faire ce dont on a envie sans culpabiliser. Prise dans la routine, j’attendais avec impatience les vacances pour avoir le temps de lire des oeuvres de mon choix et non des lectures imposées. En 31 jours, j’ai dévoré 12 oeuvres avec le plus grand plaisir! Partageant religieusement mes coups de coeur sur instagram, plusieurs amies m’ont écrit pour avoir des suggestions littéraires, alors je me suis dit pourquoi ne pas partager cette passion avec vous. Toutefois, si pour toi, la quarantaine est une période plus difficile, que tu te sens isolée et déprimée et que tu n’as pas envie de lire, c’est totalement correct! Repose-toi et trouve ce qui te fait du bien. Si c’est de ne rien faire, de passer la journée au lit ou de te faire un marathon des 16 saisons de Grey’s Anatomy, c’est aussi parfait!


Je vous présente donc une liste de livres écrits par des femmes que j’aime, que j’admire et qui m’inspirent, parce que nous sommes plus fortes ensemble, encourageons-nous!

La géographie du bonheur de Véronique Marcotte


Ce roman tissé comme un film de suspens nous fait voyager de Montréal à Haïti en suivant les traces de Jaco, un personnage complexe qui a longtemps fui ses origines. Après le décès de sa femme, il apprend que celle-ci avait une fille en Haïti, la jeune Clara. Accompagné d’une vieille amie, Jaco entreprend de suivre les pistes laissées par Marine, sa femme, pour retrouver Clara et par la même occasion se redécouvrir lui-même et faire son deuil. Cette histoire est liée à un autre destin, celui de madame V. qui décide par la même occasion d’écrire l’histoire de Clara. Les mots de Marcotte nous font voyager et quoi de mieux, pendant cette quarantaine que de parcourir le monde et de découvrir à la même occasion qu’« Il est impossible de délimiter la géographie du bonheur. Chacun sa cartographie. ».



Des femmes savantes de Chloé Savoie-Bernard



Dans ce recueil de nouvelles, Chloé Savoie-Bernard nous présente plusieurs femmes prises entre leur désir de plaire, les conventions, la rivalité et leurs déceptions ou en d’autres mots ce que c’est que d’être une jeune femme à Montréal. Avec sa langue de poète et ses expressions montréalaises, elle met le doigt sur nos failles. Sans détour, elle nous raconte toutes un peu à travers des anecdotes de vie qui redéfinissent qui nous sommes.

Ce livre a fait du bien à mon coeur de femme.


Crève avec moi de Léa Clermont-Dion


Je connaissais déjà Léa Clermont-Dion pour ses podcasts féministes et sa présence dans les médias sociaux, mais quel plaisir de la redécouvrir comme autrice. Cette autofiction raconte la force de l’amitié entre Léa et Poupie, une histoire de best friends forever à travers le temps et les détours de la vie. C’est par trois souvenirs que se décline la promesse que ces deux amies se sont faites petites.


Ce livre a été un réel baume et m’a donné envie de serrer fort mes amies dans mes bras.


Prague de Maude Veilleux


Dans cette autofiction risquée et sans pudeur, Maude Veilleux se laisse guider par le jeu de la fiction. Elle se présente dans toute sa vulnérabilité, tout d’abord en décrivant son couple ouvert, ses histoires d’amour qui s’entremêlent et puis le livre qui prend le dessus sur sa vie. Sans armure, elle nous offre dans toute son intimité, sa sexualité, ses amours, sa détresse au nom de la littérature.



Les filles en série de Martine Delvaux


Dans cet essai, Martine Delvaux nous présente ses femmes que nous aimons admirer. Toutes faites sur le même moule, grande, mince, blonde et surtout blanche. Passant de la Barbie de Malibu, aux Bunny du manoir Playboy, de Marylin Monroe à Nelly Arcan, Delvaux vulgarise notre obsession pour ses femmes et les standards de la société et de milieu spécifique comme celui de la mode. Dans la version rééditée, c’est par un féministe intersectionnel qu’elle pose son regard, sur le racisme et la misogynie. C’est l’amour pour les femmes que je retiens de cette oeuvre, ce féminisme qui veut abattre la rivalité entre femmes et les conventions qui rendent certaines plus adéquates que d’autres, mais toujours en équilibre sur un fil de fer tendu par le patriarcat. Toustes gagnent à lire Delvaux.


Trente de Marie Darsigny


Mois par mois, Darsigny relate la dernière année avant ses trente ans, un chiffre qu’elle redoute et souhaite éviter à tout prix. C’est à travers des autrices comme Elizabeth Wurtzel, Marie-Sissi Labrèche et «Nelly fucking Arcan» qu’elle nous dévoile ses angoisses et sa dépression, cette black wave qui ramasse tout sur son passage. Trente est présenté comme un journal intime rose intégrant des collages et des refrains.

Darsigny nous touche par sa matérialité, sa sensibilité et son humour.

Drama Queens Vickie Gendreau


À l’aube de sa mort, Vickie Gendreau qui a 24 ans, nous dévoile ses angoisses. Elle nous présente des scénarios qu’elle s’imagine, ses idoles comme Marie-Soleil Tougas et Josée Yvon et ses amitiés, dont l’auteur Mathieu Arsenault qui l’a aidé à achever son livre. On ressent son urgence d’écrire et de vivre à travers ses pages. Atteinte d’une tumeur au cerveau qui avait la forme d’un nuage, Gendreau nous donne accès à sa peine, sa colère et sa dernière année. Impudique et habitée d’une intensité rare, elle nous donne accès à son récit en nous tirant parfois une larme. Une grande écrivaine qui aura laissé ses traces dans le paysage littéraire québécois, malgré son jeune âge.


Chasse à l’homme de Sophie Létourneau


C’est avec Chasse à l’homme que j’ai découvert la plume de Sophie Létourneau. J’ai été surprise par cette écriture en fragment qui raconte la quête de l’autrice pour trouver les hommes qu’une cartomancienne et ses proches lui ont décrits. La fiction prend le dessus sur le réel quand l’écrivaine réalise qu’elle semble provoquer son destin grâce à ses mots. Létourneau nous fait voyager entre Montréal, Paris, Tokyo et Québec, nous suivons avec elles les pistes pour trouver ces hommes qui lui inspireront le roman. Le récit s’entremêle de pensées sur l’autofiction et le milieu littéraire. J’ai ressenti l’évolution du féminisme de l’autrice tout au long du livre. L’histoire complexe est équilibrée par la forme anecdotique qui permet une légèreté et un perpétuel désir de continuer la lecture. Parfois, cette écriture nous distance de l’autrice et fait qu’on ne s’y attache pas entièrement.

Pour moi, c’est un objet unique qui vaut le coup d’oeil.

Les désordres amoureux de Marie Demers


Te dire mon amour pour ce roman… c’est après l’avoir lu que je me suis mise à l’écriture! Marie Demers y raconte le quotidien de Marianne, une jeune femme indomptable, qui accumule les déceptions amoureuses avec de nouvelles fréquentations et son ex qui revient sans cesse dans le décor. Dans une quête de liberté et de sa réelle identité, elle décide de quitter Montréal pour se rendre en Colombie. Crue et honnête, l’autrice met le doigt sur des sujets sensibles. Je me suis immédiatement reconnue en Marianne et dans sa vie déconstruite. Je le recommande à toutes les jeunes femmes qui vivent mal la solitude et qui se perdent parfois dans leur désir de plaire.


Leslie et Coco de Marie Demers


J’ai adoré redécouvrir l’écriture de Demers dans ce roman sur l’amitié et la sororité. Au début, tel un bon livre d’été marqué d’une certaine légèreté, on s'attache aux personnages de Leslie et Coco vivant dans deux mondes complètement différents, Gaspé et Montréal. Demers nous surprend au détour en abordant sans compromis des sujets tabous comme les troubles alimentaires, la santé mentale et le consentement. Encore une fois, l’autrice nous présente des personnages de jeunes femmes nuancés, complexes et fortes. Ce premier roman d’une trilogie à venir bouleverse et nous rassure en nous rappelant la force de l’amitié.


Coeur de slush de Sarah-Maude Beauchesne


Dans ce premier roman de la trilogie, Sarah-Maude Beauchesne nous présente l’été de Billie-Lou. Une adolescente rêveuse et romantique qui tombe sous le charme du beau Pierre un cycliste aux cheveux blonds et aux beaux yeux bleus. Entre son travail d’été aux glissades d’eau, les slushs à la framboise bleue du dépanneur et le récent divorce de ses parents, Billie-Lou découvre les hauts et les bas de sa nouvelle vie de jeune femme. Sensible et touchant, ce roman fait du bien et rappelle avec nostalgie ce que c’est que d’être une adolescente mêlée par l’intensité de ses sentiments. Combien j’aurais aimé lire ce livre quand j’étais ado!


Lèche-vitrine de Sarah-Maude Beauchesne


Dans ce deuxième roman de la trilogie, on sent que l’écriture de Sarah-Maude Beauchesne a pris de la maturité comme son personnage Billie-Lou qui se remet tranquillement de sa première peine d’amour avec le beau Pierre! Billie-Lou rentre au cégep et retrouve ses deux meilleures amies. Elle emménage avec sa soeur et sa mère avec qui elle tente de renouer les ponts. Dans sa découverte de la ville, elle rencontre Erik, un garçon totalement différent de Pierre. Ce roman lumineux est parfait pour remonter le moral.






J’espère t’avoir donné envie de découvrir des autrices québécoises qui font rayonner notre littérature!

P.S. N’oublie pas d’encourager les petites librairies indépendantes sur le site les libraires. Pour ma part, j’aime commander à L’Euguélionne une librairie féministe qui livre à vélo!


Lave-toi bien les mains et bonne lecture,


Alexandra, L'autrice féministe


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